"Mingus, Max Roach et les autres, les enragés du swing ou quand le jazz s'engage"

Samedi

30 avril 2022

Informations sur la conférence

Lieu

Conservatoire de Tournai

Salle de concert

Auditorium

Horaire

13h30

Tarifs

Gratuit (réservation souhaitée au 069/84.33.84)

Billeterie

Néant

"Mingus, Max Roach et les autres, les enragés du swing ou quand le jazz s'engage"

"Une grande partie de la puissance de notre mouvement pour la liberté aux États-Unis provient de cette musique". Martin Luther King, Berlin Jazz Festival 1964

Si le Jazz qui a pris naissance dans la ville portuaire de la Nouvelle-Orléans est par essence une réponse à l’oppression subie par toute une communauté, il faudra attendre l'avènement du mouvement des droits civiques pour qu'une nouvelle génération de musiciens s’empare avec radicalité des questions qui agitent l’Amérique d’après-guerre. Jusque-là, toutes références trop appuyées à la ségrégation et à l’iniquité des lois Jim Crow étaient bannies par les maisons de disques qui exerçaient une implacable censure.

C’est à la fin des années 50, au moment où s’essoufflent les embardées frénétiques du Bebop et que la jeunesse Noire semble trouver dans la Soul music des sonorités plus proches de ses revendications qu’une génération de Jazzmen dotés d’une forte personnalité viendra briser les canons du son traditionnel en libérant dans les effluves de l’improvisation libre ou par des compositions d’une surprenante sophistication une énergie à la mesure de la fierté retrouvée.

Nous verrons à travers le portrait croisé de trois figures majeures de ce nouvel élan, Mingus le Rebelle, Max Roach l’enfant terrible et Archie Shepp le guerrier enfiévré de la New Black Music, comment le Jazz a accompagné du Hard bop à la New Thing la prise de conscience des inégalités et l’affirmation des droits, contribuant à sensibiliser à travers une audace stylistique inédite tout un pays à l’urgence des questions sociales.

Didier Boudet est conférencier, journaliste et conseiller artistique, passionné de musique et de littérature, il consacre des conférences à la culture afro américaine et Antillaise de Miles Davis à James Baldwin en passant par Aimé Césaire, et les mouvements fondateurs du jazz afro cubain, de la Harlem Renaissance ou de la nouvelle scène Londonienne. Il a notamment participé en tant que conférencier à l'exposition Power to the people photos de Stephen Shames à la "Maison folie" de Lille en 2018.

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